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CULTURES EN CAMPAGNE

PAR Philippe Pujas
mardi 17 avril 2012

C’est entendu, mais c’est entendu chaque fois : dans cette campagne présidentielle, on n’a pas beaucoup parlé de culture. Bon. Mais parler de culture, c’est quoi ? de quoi se satisferait-on s’il fallait juger qu’enfin, on en a bien parlé ?

En réalité, il y a deux manières de parler de culture. La première, quoiqu’on en dise, est présente dans la campagne. Elle est même surabondante. Elle consiste à égrener un chapelet de mesures que le candidat promet d’appliquer, et, ce qui est encore plus net cette fois-ci que dans les campagnes précédentes, que le monde de la culture, amateurs et professionnels, attend du président à venir. La culture est sectorisée, et le candidat comme ses interlocuteurs font comme s’il s’agissait de désigner un ministre de la culture.

Et puis, il y a une autre manière de parler de culture : celle qui pose les enjeux de société liés à la place de la culture dans la vision du monde qu’exprime un candidat à la magistrature suprême. Et là, en effet, nous sommes loin du compte. De quoi s’agit-il ? qu’on nous dise la place relative des valeurs dans la société qu’on propose de bâtir. Quelle place pour l’économie, quelle place pour la solidarité, pour le vivre ensemble, pour la culture. En cela, on peut dire en effet que la culture n’a pas été assez présente dans la campagne.

Philippe PUJAS