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RETOUR

PAR Philippe Pujas
samedi 19 juin 2021

Victime d’une panne majeure de son hébergeur, Policultures a dû se taire pendant tout un mois. Ce fut long. Nous revoilà enfin, contents de pouvoir retrouver nos lecteurs.

Nous revenons à la surface à la veille de la fête de la musique. Celle-ci, dans le climat qui reste pesant et contraignant, ne sera pas une fête ordinaire. Mais cela faisait bien des années, déjà, qu’elle avait oublié son esprit originel, dû à l’esprit fécond et enthousiaste de l’excellent directeur de la musique au ministère de la culture que fut Maurice Fleuret. La fête de la musique était celle de tous, de tous ceux qui étaient prêts à descendre dans la rue avec leur instrument et à s’y donner le plaisir du jeu et du partage. Au fil des ans, la fête s’est empesée, alourdie, professionnalisée, encombrée de tout l’appareil commercial. On rêve d’un retour aux origines.

Elections régionales et départementales. Qui parle de culture ? Presque personne. Ah oui, quand même : le Président de la République, en campagne dans ses terres picardes, où il annonce que la lecture va être l’an prochain élevée au rang de grande cause nationale. Il est vrai que la situation est sérieuse : les chiffres constatent un recul régulier de la lecture chez les Français, et particulièrement chez les plus jeunes. En faire une grande cause nationale, ce sera, d’abord, s’attaquer aux raisons du recul. Il y a du travail !

Grève des journalistes d’Europe 1. Ils ne veulent pas être réduits par le nouveau patron, Bolloré, à devenir les porte-parole d’une propagande d’extrême-droite, à l’instar de ce qu’est devenu CNews. Le groupe Bolloré a étendu ses tentacules dans l’audiovisuel de manière inquiétante, témoignage le plus visible des dérèglements du système d’information en France, où les journalistes sont de plus en plus marginalisés. L’Etat, la loi sont-ils donc impuissants et condamnés à le rester ?

Mort de Gérard Fromanger. Il fut un homme chaleureux et généreux, un militant que sa fougue a parfois trompé (notamment aux côtés de la Chine de Mao), un peintre témoin de son époque. Un de ces hommes qui sont faits pour qu’on les aime.

Philippe Pujas