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UNE SEMAINE DE PRINTEMPS

PAR Philippe Pujas
mardi 17 mars 2015

Il paraît bien loin, le temps où villes et régions misaient en masse sur la culture prise comme un investissement au service de leur attractivité. De toute la France remontent les exemples de baisses drastiques des budgets culturels, et d’annulations ou de diminution d’envergure de festivals et autres manifestations. La ministre de la culture a beau encourager, par ses “pactes “ signés avec des collectivités territoriales, le maintien de l’effort, une forte tendance à sacrifier la culture se dégage. La culture est l’une des premières victimes de la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales.

Prenons un seul exemple, parce qu’il est significatif, et qu’il intervient en plein “Printemps des poètes” : Lodève supprime son festival de poésie. Trop coûteux, nous explique-t-on. Il sera remplacé par un mini-festival d’arts vivants. Et voilà comment on passe d’une manifestation originale, bien ancrée, bien identifiée et réussie, à ce qui se fait de plus banal.

Semaine de la langue française, avec pour thème les apports étrangers. Bonne idée. Mais le problème aujurd’hui n’est pas l’assimilation de mots étrangers par une langue qui les digère selon son génie propre : c’est l’envahissement de notre parler par le vocabulaire américain. Le ministère de la culture lui-même s’associe à une “museumweek”, en attendant sans doute le “musicday”.

Philippe Pujas