Policultures
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Avant le second tour de l’élection présidentielle, les professions culturelles se sont largement mobilisées, non pas pour Emmanuel Macron, mais contre Marine Le Pen. Quoiqu’il en dise, le président sortant n’a pas convaincu pendant son premier mandat, et son programme pour les cinq années à venir paraît encore léger, même si on peut lui faire le crédit de son engagement européen, qui a obtenu des résultats qui ne demandent qu’à être prolongés. Mais c’est évidemment la perspective de voir l’extrême-droite (...)
Un printemps Bela Tarr en France. Invité d’honneur du festival international du film restauré du 30 mars au 3 avril, le réalisateur hongrois fait l’objet d’une rétrospective à la Cinémathèque de Toulouse du 5 au 30 avril, et trois films ressortent en salle le 6 avril : Le nid familial (1977), L’outsider (1980), et Damnation (1987). Trois films qui correspondent à des moments différents de l’œuvre, de son commencement au virage vers la forme qui a imposé le réalisateur et annonçait son chef-d’œuvre, (...)


Aristide Maillol (1861 – 1944) reste un incompris, un mal-aimé, comme si sa sculpture était trop sage, trop classique, trop datée. Eh bien, que ceux qui sont restés étrangers à cette œuvre aillent vite, s’ils le peuvent, au Musée d’Orsay qui lui consacre jusqu’au milieu de l’été un très bel hommage. Il y a là des sculptures majeures, mais aussi la délicate peinture de sa jeunesse (du temps qu’il admirait Puvis de Chavannes et qu’il était proche des nabis), et ses essais de tapisserie et de céramique. L’exposition se concentre, pour l’essentiel, sur les années d’avant la guerre de 14, mais donne une bonne image de l’ensemble d’une production qui reste, avec celle si différente de Rodin, la plus importante de son temps. Rodin qui disait de Maillol : « Oui, il a le génie de la sculpture » Paris n’avait pas connu de grande exposition Maillol depuis celle qui avait commémoré en 1961 le centenaire de sa naissance, et (...)


Dans l’étrange campagne électorale que nous venons de vivre, la culture aura été une grande absente. Il y a des raisons à cela : les esprits étaient ailleurs, et le système médiatique tel qu’il s’est aggravé portait à la concentration des thèmes comme il avait poussé à la concentration du capital. Il serait faux, pourtant, de dire que les candidats n’avaient pas de propositions pour la culture. Le président sortant se situe dans la continuité d’un quinquennat sans politique culturelle. Le projet d’Emmanuel Macron, en 2017, se limitait à deux mesures : la mise en place d’un pass culture pour les jeunes et des horaires élargis pour les bibliothèques publiques. Deux mesures qui ne font pas une vision, cette vision qui a cruellement manqué pendant ces cinq années de panne, une panne soulignée par une récente note de la Cour des comptes. Pour les cinq années à venir, le candidat Emmanuel Macron reste sur sa (...)
COULANGEON Philippe, Culture de masse et société de classes. Le goût de l’altérité, Paris, PUF, 2021, 369 pages, 20 Euros. Le sociologue Philippe Coulangeon, dont les recherches portent sur la démocratisation de la culture et de l’éducation, livre une solide réflexion sur les évolutions récentes des (...)