Policultures

TERRITOIRES LIVRE ET INDUSTRIES ARTS VISUELS SPECTACLE UN MOIS EN BREF NOTES DE LECTURE INTERNATIONAL POLITIQUES PUBLIQUES ABONNEMENTS

DESINVOLTURE

PAR Philippe Pujas
mercredi 21 février 2018

Insoutenable légèreté des décisions ? Le sentiment de désinvolture et d’impréparation qui accompagnent le débarquement programmé de l’équipe du Tarmac frappent. Valérie Baran et son équipe sont largement soutenus, comme l’a montré la soirée de mobilisation organisée au théâtre le 12 février. Ce qui a été largement démontré ce soir-là : c’est que, en dépit de toutes les objections possibles – qui se ramènent à une seule, l’enfermement du théâtre francophone dans un ghetto – un lieu qui crée un réseau, suit des artistes sur le long terme et en fait de vrais compagnons a son utilité vitale. Cela suffira-t-il, face au replâtrage imposé à Théâtre ouvert pour faire passer la pilule ? On nous promet du théâtre francophone partout. Tant mieux. Mais une base arrière solide et éprouvée n’en est que plus indispensable

466 millions d’euros vont être investis dans la rénovation du Grand Palais, à Paris, qui fermera fin 2020 pour ne réouvrir qu’en 2023 (en partie) et 2024 (totalement). Sur ce total, 150 millions viendront d’un emprunt fait par la RMN-Grand Palais, mais le reste sera apporté par l’Etat. Dans une période où les budgets sont contraints, ce nouveau paquet mis sur un équipement parisien a été présenté non sans gêne par la ministre de la culture, qui a longuement insisté, en présentant le projet, sur le nécessaire rééquilibrage entre Paris et les régions. Rééquilibrage amorcé dans la hausse des dotations aux Dracs, mais qui semble plus difficile pour l’investissement.

Michel Déon aura finalement une sépulture à Paris. La Ville a cédé devant une opinion qui a condamné ce qui ne pouvait être compris que comme du sectarisme. Dommage qu’il ait fallu cette vague d’indignation.

Les bibliothèques seront ouvertes plus largement, a annoncé le Président de la République après avoir reçu le rapport sur ce sujet commandé à Erik Orsenna. Ainsi sera appliquée la principale mesure du programme pour la culture du candidat Macron. En fait, la décision dépend des collectivités locales, qui devront dégager des ressources financières, mais l’Etat promet son aide.

Pas de holding commune pour l’audiovisuel public, a assuré la ministre de la culture devant le Sénat, répondant en cela aux inquiétudes des diverses sociétés. Et pas de retour à la publicité sur les chaînes publiques après 20 heures.