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Le loto du patrimoine, cher à Stéphane Bern, va rapporter une vingtaine de millions d’euros à la Fondation du patrimoine, qui pourra les affecter à l’entretien du patrimoine, et 14 millions à l’Etat, qui a décidé de prélever des taxes. Trois fois rien, assure sans rire le ministre des comptes publics, un certain Gérald Darmanin, l’œil fixé sur sa calculette, poussant à la caricature l’image de Bercy. Stéphane Bern a du mal à avaler le coup, et il n’est pas le seul. On a mobilisé les Français pour qu’ils (...)
Une croissance à peu près équilibrée : c’est ce que révèle le bilan 2017 du Centre national des variétés (CNV) sur l’activité du spectacle vivant de variétés en France. Une augmentation de 4% du nombre de représentations a en effet, constate le CNV, « été alimentée à la fois par les festivals, la programmation saisonnière des salles et des événements isolés ; à la fois dans des lieux de petite, de moyenne et de grande jauge ; et dans l’ensemble des régions françaises, à quelques exceptions près ». Le CNV ne peut (...)


Renoir père et Renoir fils, Pierre-Auguste et Jean : on attendait depuis longtemps une exposition qui les réunisse. C’est enfin fait par le Musée d’Orsay, qui la présente en même temps que la Cinémathèque française projette l’intégralité des films de Jean. Que Jean aimait son père, qu’il avait pour lui une dévotion filiale, et même que Pierre-Auguste avait stimulé par son exemple et ses paroles sa sensibilité artistique et sa créativité de Jean, on le savait depuis le magnifique livre, Pierre-Auguste Renoir, mon père, qu’il lui avait consacré. L’exposition, dans sa multidimensionnalité, nous fait toucher du doigt, si on ose dire, et de l’œil la part du père dans l’art du fils. C’est que cette exposition est moins une exposition sur le père et le fils que sur le fils, et l’influence que le père exerça sur lui. Du père, il y a des tableaux, mais surtout ceux que Pierre-Auguste consacre à son fils : quelques-uns de (...)


La dernière grande exposition sur le cubisme à Paris a eu lieu en 1953. Braque était vivant et au sommet de sa gloire, Picasso le dieu vivant de l’art moderne, le cubisme avait un demi-siècle, on ne savait pas encore que Paris avait perdu la partie au profit de New-York. Le cubisme était vénéré. Plus d’un nouveau demi-siècle plus tard, alors que tous les acteurs de l’aventure cubiste ont disparu, comment le mouvement va-t-il être considéré ? Va-t-on le voir dans sa dimension de recherche, dans ses résultats, dans sa postérité ? L’exposition du Centre Pompidou donne les éléments du bilan. Le cubisme, c’est Braque et Picasso. Deux génies qui expérimentent ensemble, font œuvre commune et différente, font avancer la peinture, la bousculent, avant de se séparer pour prendre des voies différentes. Mais ce moment cubiste est un moment clé du siècle. Il a été préparé. Pas de cubisme sans Cézanne (notre père à tous, (...)
CALLU Agnès, Culture et élites locales en France, 1947-1989, Paris, Editions du Cnrs, 2018, 554 pages, 52 Euros. Ce volume, édité par Agnès Callu, constitue la valorisation éditoriale d’une enquête collective consacrée à la « sociologie des élites culturelles locales », en France, de 1947 à 1989 ; ce que (...)