Policultures
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Le Premier ministre a présenté vingt-trois mesures en faveur de la Seine-Saint-Denis. Aucune d’entre elles n’a trait à la culture. IL fut un temps où on raisonnait autrement. On connut même naguère un ministre de droite, Philippe Douste-Blazy, qui avait fait des projets culturels de quartier le cœur de son programme. Des artistes avaient été mobilisés, l’Etat avait un effet d’entraînement, soutenait les équipes artistiques et les associations, et cela donnait, souvent, de beaux résultats. Tout cela est (...)
Le génie ne s’explique pas, ne se commente pas, il se constate. Celui du Greco est éclatant, comme pourront le voir tous ceux, nombreux, qui se rendront à l’exposition que présente à Paris le Grand Palais. Une soixantaine d’œuvres, dont certaines sont majeures et célèbres, comme le portrait du cardinal Nino de Guevara, Grand Inquisiteur, qui devait quatre siècles plus tard inspirer Francis Bacon. La réinterprétation par Bacon d’une œuvre du maître de Tolède illustre l’influence du maître de Tolède sur (...)


Malaise dans la culture. Longtemps, il y a eu consensus dans la société française : la culture importait beaucoup. L’Etat avait pris l’initiative, les collectivités territoriales suivaient, et tout le monde était d’accord. Il y a eu un lent désintérêt, qui semble culminer aujourd’hui en France avec l’actuel mandat présidentiel, en Europe avec la composition de la nouvelle Commission. Au-delà du visible, il est indispensable, devant un phénomène de cette ampleur, de chercher des raisons profondes. Le Syndeac, syndicat du spectacle public et subventionné, a mis les pieds dans le plat par une longue tribune signée de son conseil national et qu’on peut lire sur le site du Syndeac . Cette tribune dénonce le silence du Président de la République. Elle pose la question : « Est-ce que le Président ne parle pas de culture parce qu’il n’a rien à en dire ? » Mais la réponse suit : pour le Syndeac, le Président de (...)


Le mystère reste entier. « Nous avons essayé de comprendre qui était Léonard et comment comprendre son œuvre, particulièrement complexe », expliquent les deux commissaires de l’exposition Léonard de Vinci qui s’ouvre le 24 octobre au Louvre, Vincent Dieulevin et Louis Frank. Ils ont travaillé dix ans à cette exposition organisée à l’occasion du cinq-centième anniversaire de la mort de Léonard pour finalement, avouent-ils, revenir aux fondamentaux, les textes, les sources littéraires, plus les résultats de l’analyse scientifique favorisée par les progrès techniques. Résultat de leur enquête, auquel d’autres avant eux étaient parvenus : Léonard était avant tout peintre, un peintre sensible et pas purement cérébral contrairement à la légende ; l’exposition est donc une exposition sur Léonard peintre. « Nous avons pris au sérieux ce qu’il a écrit, que la peinture est une science divine parce qu’elle est capable de (...)
TALIANO DES GARETS Françoise, Un siècle d’histoire culturelle en France de 1914 à nos jours, Paris, Armand Colin, 2019, 430 p. 26.50 € L’heure est au déclinisme et au pessimisme culturel ; mode alimentée par des essayistes qui alimentent les débats des talk-shows télévisés. Le manuel proposé par (...)