Policultures
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Pénélope Komitès connaît son heure de gloire. Chacun a l’heure de gloire qu’il peut. Elle, elle l’a pour se féliciter d’avoir refusé une sépulture parisienne à Michel Déon au nom de l’égalité républicaine et de la Déclaration des droits de l’homme. Michel Déon, écrivain, membre de l’Académie française, avait délaissé Paris pour la Grèce, puis l’Irlande où il est mort. Mais sa famille souhaitait lui donner une sépulture à Paris. Impossible, dit notre amie Pénélope, applaudie par Anne Hidalgo : la loi est la même pour (...)
Paysages : une exposition à la BNF invite à questionner trente ans de regard photographique sur le paysage en France. Au début de cette période, il y a la Mission photographique de la DATAR (Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale). La DATAR, création gaulliste alors encore bien vivante, a pour fonction de veiller à une répartition équilibrée des activités économiques sur le territoire national. Le paysage est le moindre de ses soucis. Elle est dirigée par le très actif et très (...)


Emotion dans l’est parisien, et au-delà : le Tarmac, théâtre francophone, va devoir quitter le théâtre de l’avenue Gambetta (20è arrondissement) où il est installé depuis quelques années pour faire la place au « Théâtre ouvert » qui cherchait où se poser depuis qu’il savait devoir quitter ses actuels locaux de Montmartre, repris par leur propriétaire. La décision a été prise par le ministère de la culture, et elle met deux équipes artistiques dans une situation inconfortable : celle du Tarmac, qui dénonce la brutalité de la décision et s’inquiète pour son avenir, celle du Théâtre ouvert, invité à s’installer dans les pires conditions. Ainsi paraît se poursuivre ce qui ressemble bien à une malédiction pour ce lieu du XXè arrondissement, et qui n’est peut-être, au fond, qu’une forme de mépris à la fois pour le théâtre et pour un quartier. A l’origine du théâtre de l’avenue Gambetta, il y a un homme considérable, Guy (...)


Le musée du Quai Branly exhume de ses réserves les peintures coloniales, et les expose. Par les temps qui courent, on ne peut manquer de le trouver audacieux, même s’il entoure cette présentation d’un luxe de précautions oratoires. C’est que réserve, ici, est à prendre avec une double signification… Le musée a dans ses soutes, loin des regards qui pourraient en être choqués, pas moins de 500 peintures qui témoignent de l’histoire coloniale de la France. Il les a pour la plupart héritées de l’ancien musée des colonies, créé en 1931 en même temps que la grande exposition coloniale qui s’est tenue entre Paris et le bois de Vincennes. Le bâtiment du musée est toujours là, il abrite aujourd’hui le musée de l’histoire de l’immigration (histoire de l’exorciser), et sa collection de peintures a été envoyée au musée du Quai Branly quand celui-ci a été créé. Elle a, depuis, été encore enrichie. L’exposition, qui a (...)
Claude Gauvard (dir.), Une histoire de France, Paris, PUF, 2017, 1084 pages. 26 Euros. Sylvain Venayre et Etienne Davodeau, La Balade nationale. Les origines, Paris, La Découverte, 2017, 2010 pages. Collection « Histoire dessinée de la France ». 22 Euros. La campagne électorale du printemps 2017 a (...)